Collège au cinéma propose aux élèves, de la classe de sixième à celle de troisième, de découvrir des œuvres cinématographiques lors de projections organisées spécialement à leur intention dans les salles de cinéma et de se constituer ainsi, grâce au travail pédagogique d'accompagnement conduit par les enseignants et les partenaires culturels, les bases d'une culture cinématographique.
La participation à cette action repose sur le volontariat des chefs d'établissements et des enseignants qui souhaitent y faire participer leurs classes. Les activités de Collège au cinéma sont inscrites dans le temps et le calendrier scolaire au rythme minimum d'une projection par trimestre.
Ses objectifs
-- former le goût et susciter la curiosité de l'élève spectateur par la découverte d’œuvres cinématographiques en salle, dans leur format d'origine, notamment en version originale
-- offrir, dans le cadre du partenariat entre les ministères concernés et les collectivités territoriales, des prolongements pédagogiques et des formations
-- veiller à l’accès sur l'ensemble du territoire du plus grand nombre d'élèves à la culture cinématographique
-- participer au développement d'une pratique culturelle de qualité en favorisant le développement de liens réguliers entre les jeunes et les salles de cinéma
Ses moyens, des films et des outils d’accompagnement.
Les films (48 films en 2007/2008) présentés en version originale sous-titrée en français, bénéficient de tirages de copies neuves ; ils sont majoritairement classés art et essai et privilégient les films français, européens et les cinématographies peu diffusées.
Chaque film est accompagné d'un dossier pédagogique (dossier maître) destiné à l'enseignant et d'une fiche thématique remise à chaque élève (fiche élève).
Une opération partenariale
Collège au cinéma est un dispositif à vocation nationale qui repose sur l'engagement de quatre partenaires principaux: le Ministère de la Culture et de la Communication (CNC, DDAI, DRAC), le Ministère de l'Education nationale (Direction générale de l’enseignement scolaire DGESCO, les inspections d'académie, les collèges et leurs équipes pédagogiques), les collectivités territoriales (Conseils généraux) ; les professionnels du cinéma (exploitants, distributeurs).
Pilotée par le CNC
Le CNC est chargé de la coordination nationale du dispositif. A ce titre, il est l'interlocuteur des partenaires institutionnels et professionnels de l'opération. Il convoque et anime la commission nationale , valide les propositions de programmation de films et évalue l'opération. Il prend en charge le tirage et le sous-titrage des copies de films, la conception, la rédaction et l'impression des documents pédagogiques destinés aux enseignants et aux élèves ainsi que l'équipement des coordinations départementales en cinébox.
Qui s’appuie sur une commission nationale
Créée en 2004, la Commission nationale Collège au cinéma est composée de vingt deux membres représentant les partenaires impliqués dans l’opération dont un représentant du Groupe de recherche sur la relation enfants-médias. Elle est chargée de proposer au Directeur général du CNC des titres de films et de réfléchir sur l’évolution du dispositif. Sa présidence et son secrétariat sont assurés par le CNC.
Et un réseau de partenaires régionaux
Les échelons déconcentrés des ministères chargés de la culture et de l’éducation nationale (Conseillers cinéma en DRAC et Inspections d’académie), les Conseils généraux, les établissements cinématographiques et les enseignants volontaires constituent le réseau Collège au cinéma.
..............................Les Directions Régionales des Affaires Culturelle (DRAC)
Interlocuteurs des partenaires institutionnels et professionnels locaux, les DRAC soutiennent la coordination du dispositif dans les départements relevant de leur compétence et accompagnent la mise en œuvre de l'action sur le terrain. Elles subventionnent les coordinations départementales ainsi que certaines actions d’accompagnement.
..............................Les Collectivités territoriales
Les Conseils généraux accompagnent la mise en œuvre de l’opération sur le terrain. Ils financent le coût des entrées des élèves dans les salles de cinéma, certaines actions culturelles et pédagogiques ainsi que le transport des collégiens vers les salles de cinéma, dans un souci d’aménagement du territoire.
..............................Les Inspections d’académie
Elles sont chargées des relations avec les établissements scolaires (inscription des élèves, statistiques). Elles financent également les stages de formation et assurent dans de nombreux endroits la diffusion de documents pédagogiques.
..............................Les comités de pilotage départementaux
Au niveau départemental, l'Inspection académique, le Conseil général, la DRAC, le coordinateur cinéma de l’opération, les représentants des exploitants locaux, les représentants des chefs d'établissement, voire d'autres acteurs locaux (festivals, formateurs, pôles régionaux d'éducation artistique) constituent un comité de pilotage qui définit les orientations et suit l'opération localement. Il procède au choix des films, à partir de la liste nationale validée par le CNC. Ce choix s'applique alors à l'ensemble des collèges du département. Il décide du contenu des actions d’accompagnement et de formations afférents au dispositif et procède à une évaluation annuelle de l’opération
..............................Les coordinateurs cinéma
En concertation avec l'Inspection académique, le Conseil général et le CNC, un coordinateur départemental (exploitant de salles de préférence) est choisi par la DRAC, après consultation des organisations professionnelles qui le subventionne pour ses activités de coordination du dispositif. Il est notamment chargé d’organiser les séances de prévisionnement et de coordonner les aspects techniques et logistiques de la circulation des copies de films, en liaison avec le CNC, les distributeurs et les autres salles du département.
.............................Les coordinateurs de l’éducation nationale
Missionné par l’Inspection académique, le coordinateur éducation nationale assure, conjointement avec le coordinateur cinéma, la mise en œuvre concrète ce l’opération : inscription et mobilisation des classes, mise en place des formations.
.............................Les enseignants
Les enseignants bénéficient de séances de prévisionnements, animés par des intervenants professionnels et de stages de formation organisés par les Inspections académique. Ils travaillent sur les œuvres avec les élèves des classes inscrites dans le dispositif.
.............................Les salles de cinéma
Les exploitants s’engagent à assurer les conditions d’accueil et de projection optimum, à pratiquer le tarif fixé nationalement (2,50€ depuis janvier 2008) et à veiller à ce que le nombre d’élèves présents ne compromette pas la finalité du visionnage.


PROGRAMMATION 2011- 2012
1er trimestre :
...... L'ile de Black Mor de Jean François Laguionie, animation, film français, sorti en 2004 - durée : 1h21 - 6°/5°
......La mort aux trousses d'Alfred Hitchcock, policier, film américain, sorti en1959 - durée : 2h16 - 4°/3°
2ème trimestre :
...... Fenêtre sur cour d'Alfred Hitchcock, policier, film américain, sorti en 1955 - durée : 1h50 - 6°/5°
...... L'ami retrouvé de Jerry Schatzberg, drame, film français, britannique et ouest allemand, sorti en 1989 - durée : 1h50 - 4°/3°
3ème trimestre :
...... Les temps modernes de Charles Chaplin, comédie, film américain, sorti en1936 - durée : 1h36 - 6°/5°
...... Les raisins de la colère de John Ford, drame, film américain, sorti en 1947 - durée : 2h10 - 4°/3°
FENETRE SUR COUR d'Alfred Hitchcock
Américain - Policier -1955 - 1h50 - 6°/ 5°
Avec James Stewart, Grace Kelly, Wendell Corey....
A cause d'une jambe cassée, le reporter-photographe L. B. Jeffries est contraint de rester chez lui dans un fauteuil roulant. Homme d'action et amateur d'aventure, il s'aperçoit qu'il peut tirer parti de son immobilité forcée en étudiant le comportement des habitants de l'immeuble qu'il occupe dans Greenwich Village. Et ses observations l'amènent à la conviction que Lars Thorwald, son voisin d'en face, a assassiné sa femme. Sa fiancée, Lisa Fremont, ne le prend tout d'abord pas au sérieux, ironisant sur l'excitation que lui procure sa surveillance, mais finit par se prendre au jeu...
Au cours de ses quelque soixante années de carrière, Alfred Hitchcock réalise plus de cinquante longs métrages , dont certains comptent, tant par leur succès public que par leur réception et leur postérité critiques, parmi les plus importants du septième art : ce sont, entre autres Les 39 Marches, Les Enchaînés, Fenêtre sur cour, Sueurs froides, La Mort aux trousses, Psychose ou encore Les Oiseaux.
Pionnier de nombreuses techniques dans le genre du thriller, Hitchcock, « le maître du suspense », est considéré comme l'un des réalisateurs les plus influents sur le plan stylistique, installant les notions de suspense ou de Mac Guffin dans l'univers cinématographique. Ses thrillers se caractérisent également, le plus souvent, par une habile combinaison entre tension et humour. Ses thèmes récurrents sont la peur, la culpabilité et la perte d'identité. Un thème que l'on rencontre aussi fréquemment dans ses œuvres, avec certaines variations, est celui de l'innocent persécuté.
Doué par ailleurs d'un sens aigu de l'auto promotion — notamment au travers deses caméos—, Hitchcock demeure aujourd'hui l'une des personnalités du XXe siècle les plus reconnaissables, et les plus connues, à travers le monde.
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()


L'AMI RETROUVE de Jerry Schatzberg
Français, britannique et ouest allemand - Drame -1989 - 1h50 - 4°/ 3°
Avec Jason Robards, Christien Anholt, Samuel West...
Henry Strauss, avocat d'affaires new-yorkais, se rend a Stuttgart, ville qu'il a quittee en 1932 a l'age de seize ans. Il s'appelait alors Hans Strauss, il etait juif. Son meilleur ami, Konrad, etait le fils d'un grand aristocrate. La venue au pouvoir d'Hitler devait les separer. Apres cinquante ans d'exil, Henry cherche a savoir ce qu'est devenu son ami.
Natif de Manhattan, Jerry Schatzberg a d'abord été l'un des plus brillants photographes des années 60 -travaillant notamment pour Vogue et McCall's- avant de réaliser, en 1970, son premier long métrage : Portrait d'une enfant déchue, avec Faye Dunaway.
Il met en scène par la suite : Panique à Needle Park (1971) et, surtout, L'Epouvantail (1972). Tandis que le premier est présenté à Cannes en 1971, le second remporte la Palme d'or deux ans plus tard et impose définitivement son auteur auprès du public. Si, avec Vol à la tire (1976), Jerry Schatzberg oeuvre dans un registre plus proche de la comédie, il ne tarde pas à revenir à des films plus graves dès La Vie privée d'un sénateur (1979), et poursuit ainsi avec Show Bus (1980), Besoin d'amour (1983), No small affair (1984) et La Rue (1987).
Tournant peu – seulement douze films en trente ans – et, donc, peu médiatisé, Jerry Schatzberg connaît cependant un regain de popularité en 1989, avec L'Ami retrouvé, film dans lequel il parle de ses racines juives. Il faut cependant attendre plus de dix ans avant qu'il ne tourne son film suivant, The Day the ponies come back (2000).